Prévention suicide… main tendue à la désespérance

Pourquoi le suicide est-il la plus mauvaise des options ?

Si tu envisages de te suicider, c’est parce-que tu te sens dans une impasse (sans issue possible) ou parce-que tu refuses ta vie (telle que tu la perçois ou telle qu’elle est actuellement).
Ce que tu veux vraiment, c’est ne plus souffrir (et non pas ne plus vivre).

La compréhension de ta situation de vie découle des perceptions erronées de ton mental conditionné ou égo, et bien souvent il suffirait d’envisager les choses avec une perspective plus large pour que soudain, la situation te semble moins désespérée, avec des solutions possibles.
Évidemment, le désespoir étant une spirale infernale, quand tu es « au fond du trou », soumis aux pièges et illusions de ton mental conditionné et à tes tourments émotionnels, il est très difficile de pouvoir prendre du recul et d’envisager les choses différemment.
C’est pourquoi, si de telles pensées te viennent, il est indispensable de pouvoir les exprimer et en parler à quelqu’un de bienveillant (connu ou neutre).
Car y penser ne veut pas toujours dire passer à l’acte. Et bénéficier d’une véritable écoute totalement disponible, sereine et bienveillante suffit déjà souvent à alléger le plus gros de ton fardeau.

  • Quelquefois, nous pouvons avoir besoin de passer par ce type d’état d’être (idée suicidaire), dans un moment désespéré, pour pouvoir dépasser la situation. En quelque sorte : mourir à quelque chose pour renaître à autre chose.
  • Quelquefois, nous nous sentons dans une impasse (sans issue possible ou acceptable) et mourir nous paraît mieux que la honte ou le déshonneur.
  • Quelquefois, c’est un appel au secours dirigé plus spécialement vers quelqu’un (ou plusieurs personnes) avec qui ou avec lesquels nous vivons une situation que nous n’acceptons pas. Nous voudrions alors pouvoir forcer les choses pour obtenir ce que nous désirons. C’est totalement illusoire car dans l’amour véritable, nous laissons l’autre libre d’aimer ou non. Sinon, nous sommes dans des rapports de force, de lutte de pouvoirs, de manipulation.
  • Par contre, si tu envisages le suicide parce-que tu es victime de violences physiques et/ou morale (maltraitances, harcèlement, racket…) ou de traumatismes (viol, témoin de violences sur autrui…) que tu ne peux plus supporter, l’urgence pour toi est de te soustraire à cette situation par tous moyens, fuir s’il le faut. Si ton entourage familial ou éducatif est impliqué ou que tu n’oses pas en parler avec eux, fie-toi à ton intuition pour trouver un adulte bienveillant en qui tu as confiance et va lui raconter ce qui te fait tant souffrir. Cette personne t’aidera à y voir clair et saura probablement ce qu’il convient de faire. Tu peux aussi appeler le 119 (SOS enfance en danger) ou le 17 (police).

Quelle que soit ta situation, ne prends surtout pas de décision irréversible et aussi lourde de conséquences que le suicide tant que tu es dans ces tourments émotionnels.
Fuir momentanément ta vie pour prendre du recul peut être une solution, en tout cas moins catastrophique. Il y a sûrement une personne ou un lieu que tu peux envisager de rejoindre, le temps de t’apaiser et d’y voir plus clair. Le ressourcement dans la Nature permet aussi cela.

Sous l’emprise du mental conditionné, la part majeure de notre souffrance provient souvent de l’importance excessive que nous donnons aux choses.
Par rapport à la situation qui te fait souffrir, demande-toi quelle importance cela aura dans 1 an, dans 10 ans, par rapport à l’ensemble de ta vie, de tes vies ?
Surtout l’importance au regard de tous les possibles à venir. Ca permet de beaucoup relativiser et d’entrevoir des alternatives plus positives.

Suicide ? mais après ?

Généralement, on passe à l’acte (suicide) pour en finir… avec la souffrance (plus qu’avec la vie).
Certains se suicident, ratent leur mort et gardent à vie des handicaps ou séquelles de leur acte suicidaire. C’est l’option la moins pire.
Si tu réussis à faire mourir ton corps (ton véhicule d’incarnation), tu emporteras en toi tout ce qui demeure non résolu, principalement les conséquences de tes actes et tout ce qui n’est pas paix et amour en toi (envers toi-même et envers les autres).
En conséquence, ce que tu voulais faire cesser, à savoir tes souffrances, ne cesseront pas, bien au contraire. Ayant quitté le plan terrestre dans la violence extrême envers toi, dans des tourments émotionnels et avec sans doute plein de choses non résolues (regrets, colère, manque de pardon à soi/autrui…), tu vas continuer ton chemin d’évolution… avec de lourds handicaps (conditions et conséquences de ton suicide, sans le support de ton corps, sans aucun repère ni référent) : incomparablement plus difficile et éprouvant ! Donc, des errances, des souffrances liées à avant et après ton suicide, ???, aussi longtemps que nécessaire pour tout pacifier, libérer, réconcilier.
De plus, pendant ce cheminement ou dans une autre vie, tu devras vraisemblablement revivre la situation que tu n’as pas réussi à surmonter ou à libérer, jusqu’à ce que tu parviennes à le faire.
Et tu ne rejoindras la lumière et l’énergie d’amour que lorsque tu auras pu avancer suffisamment pour réunir les conditions nécessaires, principalement être enfin en paix profonde avec toi‑même et avec les autres.
Je précise que ces informations sur l’après-vie proviennent d’un ensemble de plusieurs sources totalement fiables.

Autre issue possible ?

Tu es bien plus que ton corps, bien plus que ton flux mental, bien plus que ton personnage social, bien plus que ta souffrance, bien plus que toutes ces choses auxquelles tu t’identifies : laisse-toi une chance de le découvrir et de connaître la vraie vie.
Si tu veux quitter les affres de tes souffrances, plutôt que de quitter ta vie terrestre, la seule vraie solution est d’abord de t’apaiser et de prendre du recul, puis peu à peu de te libérer de ton égo ou mental conditionné (voir l’article).
Ce faisant, tu t’affranchiras de ses illusions, pièges et conditionnements de limitations. Avec une nouvelle compréhension élargie, tu découvriras la Vie et la réalité au plus vrai et au plus juste de ce qu’elle est. Alors c’est sûr, tu n’auras plus envie de quitter cette vie car tu respecteras la Vie en toi et partout, tu découvriras en toi et autour de toi des ressources et potentiels que tu ne peux même pas imaginer actuellement, qui te permettront non seulement de faire les meilleurs choix et de trouver des issues à toutes tes souffrances et difficultés même complexes, mais surtout de prendre vraiment plaisir au jeu de la vie.

Vivre enfin le moment présent, avec simplicité, spontanéité et joie, avec tous tes sens, respirer en conscience, te découvrir de l’intérieur (avec les yeux du cœur), rencontrer ton Etre supérieur et ressentir l’amour-énergie partout en toi et autour de toi, ressentir ta reliance avec les énergies de la Terre, du Ciel et tout ce qui vit (humains, animaux, arbres, minéraux, et toute la Nature…).
Tu seras alors émerveillé, rempli de gratitude, et tu auras alors envie de « jouer ta partition unique » dans la danse de la Vie !
Ce sera le début de ta nouvelle et vraie vie ! Meilleurs souhaits pour toi !

N’hésite pas à transmettre cet article à tes amis : tu contribueras à sauver des vies et à épargner beaucoup de souffrances.
Et si tu connais un ami ou proche qui s’est suicidé, envoie-lui régulièrement des pensées de lumière, d’amour et de paix pour l’aider dans son douloureux cheminement. C’est vraiment ce que tu peux faire de mieux pour lui.

Pour les personnes en détresse, j’ai relevé 2 numéros d’écoute bienveillante :
Suicide Ecoute : 01 45 39 40 00 (24/24h, 7j/7)
SOS Suicide-Phénix : 01 40 44 46 45 (12h à 24h)

Écrit par Corinne TUAL pour Surfe la Vie – © mars 2014 maj sept 2018
Flamme de Vie, Accompagnement vers le meilleur de soi… et tous les possibles

De grandes pensées de lumière, d’amour et de paix à mon amie Marie,
qui fait le choix de se suicider et qui me manque tant.

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Une réponse à Prévention suicide… main tendue à la désespérance

  1. DARDILLAT dit:

    Merci!
    Plus on parle du suicide quand on en ressent le besoin, et plus on permet à ceux qui ont parfois envie de passer à l’acte d’exprimer leurs souffrance de savoir qu’ils peuvent être écouter.
    Un petit geste aussi
    Pour soi ou pour les autres juste avant qu’il ne soit trop tard, juste avant de passer à l’acte, même si on n’a fait encore aucune démarche pour changer d’avis, on peut encore faire le 15; Ils ont l’habitude, ils savent intervenir, ils ne jugent pas.
    Toujours penser à l’assistance à personne en danger:
    -ne pas abandonner celui qui souffre et risque de faire une bétise
    – et quand on n’a trop envie de faire une bétise, prévenir le 15 aavant pour ne pas laisser vos proches à l’abandon
    Il reste toujours une solution quelque part !!!

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